Représentation des femmes et du matriarcat – une autre possibilité sociétale?

Disponible jusqu’au 21/07/2025 Imaginons un monde dans lequel les hommes s’occuperaient du ménage et des enfants, tandis que les femmes seraient cheffes d’État ou d’entreprise, gagneraient plus que leurs homologues masculins et dirigeraient la planète. Ce ne serait donc plus une société patriarcale, puisque les femmes auraient le pouvoir. Mais serait-ce un matriarcat pour autant ? Et le monde en serait-il plus pacifique ? Série documentaire scientifique (Allemagne, 2024, 28mn) #matriarcat #documentaire #arte

Transcription (FR)

Imaginez un instant : les hommes s’occupent des enfants et du ménage tandis que les femmes sont à la tête des États, des entreprises et même du Vatican. Dans certaines religions, la gente masculine doit se voiler face aux femmes qui concentrent les pouvoirs politiques et financiers. Le sexe faible, l’homme, n’a d’autre choix que de se soumettre.

Bienvenue dans le matriarcat tel qu’on l’imagine, c’est-à-dire l’exact opposé du patriarcat. Mais est-ce la solution ? Le monde serait-il vraiment plus paisible si les femmes étaient aux commandes ?

Quand on vous demande sur YouTube si une société matriarcale serait la solution, la majorité répond non, tandis qu’environ 20 % répondent par l’affirmative. Bon, tout ceci n’est que pure spéculation, car si l’histoire a été marquée par des femmes puissantes comme Marie Stuart, Hen Johnson, Margaret Thatcher ou Angela Merkel, force est de constater que les hommes dirigent encore le monde.

Selon l’Union interparlementaire, les femmes représentaient, au 1er février 2024, 26,9 % en moyenne des élus des parlements de la planète, et seuls 16 des 193 États membres de l’ONU avaient une femme à leur tête. Mais pourquoi en est-il ainsi ? Les femmes sont-elles moins nombreuses à occuper des postes de pouvoir ? Avant de nous demander si le matriarcat est souhaitable, jetons un œil du côté de nos plus proches parents : les bonobos et les chimpanzés.

Nous partageons avec eux 98,7 % de notre patrimoine génétique. Rien d’étonnant : les chemins de l’humain et du singe ont divergé il y a seulement 5 à 7 millions d’années, et ceux du chimpanzé et du bonobo, il y a environ 2 millions d’années, d’où leur ressemblance. Alors, qui a le dernier mot chez ces deux espèces : monsieur ou madame ? Pour le savoir, demandons à des femmes scientifiques quelle espèce elles préféreraient être. Leur choix est unanime. Mais qu’est-ce qui attire tant chez les bonobos ?

Chez les chimpanzés, ce sont en effet les mâles qui ont le dernier mot. Ils résolvent les conflits par la violence et leur relation avec les femelles pourrait s’apparenter à du harcèlement sexuel.

Les différences de comportement entre chimpanzés et bonobos restent à ce jour une énigme pour la science. En tout cas, nos plus proches parents pratiquent pour les uns le patriarcat, pour les autres le matriarcat. Bref, pas de quoi éclairer notre lanterne.

Mais qu’en est-il pour le reste du monde animal ?

Effectivement, les éléphants, les hyènes, les lions et les orques vivent dans des sociétés matriarcales, tout comme de nombreuses espèces d’insectes.

Pourquoi alors les sociétés humaines sont-elles presque exclusivement patriarcales ? Est-ce parce que les femmes n’ont pas le sens du pouvoir ou que les hommes sont moins inhibés que les mâles bonobos ?

Après tout, le patriarcat puise peut-être sa source dans la nature même des femmes et des hommes. Et si ces derniers étaient naturellement prédisposés à dominer ? Vous savez, la fameuse loi du plus fort de Darwin. Car sur ce plan-là, les hommes l’emportent haut la main, non ?

That’s not true. It’s part of the cultural process of patriarchy that we tend to think that women don’t have power and that this is the natural state. At the most basic biological level, women have the power of creation. Women create humans, humanity.

Dans la comédie écrite par Aristophane, Lysistrata, les femmes lancent une grève du sexe pour obliger leurs maris à arrêter la guerre qui fait rage entre Sparte et Athènes. Ces messieurs ne se le font pas dire deux fois et décident alors de baisser les armes.

Et c’est ce moteur de l’évolution qui donne aux femmes du pouvoir.

Outre la loi du plus fort, la théorie de l’évolution formulée par Darwin comprend un autre principe fondamental : la sélection sexuelle.

Cela signifie que l’évolution veut, pour ainsi dire, que toutes les espèces produisent le plus possible de jeunes avec de bonnes chances de survie pour qu’ils puissent se reproduire à leur tour. Mais comme la grossesse, l’accouchement et le maintien en vie de la progéniture rendent la reproduction plus risquée pour les femelles que pour les mâles, les femelles sont devenues de plus en plus sélectives au cours de l’évolution. Pour les mâles, l’accès aux femelles passe donc par la compétition. Ils doivent convaincre que leur matériel génétique est au top et peut produire une progéniture apte à survivre.

Mais si les femmes occupent le poste le plus important de la conservation de l’espèce, pourquoi ne sont-elles pas en position dominante ? Et si le patriarcat était apparu justement parce qu’elles assurent cette fonction essentielle et que les hommes voulaient s’assurer du contrôle de leurs femmes et de leur progéniture ? Mais comment s’y prennent-ils ? Les hormones influencent-elles la répartition des rôles sociaux ?

Si les hormones ne sont pas la clé des disparités entre hommes et femmes, l’origine est peut-être à chercher dans le cerveau lui-même. Les hommes seraient plus logiques, avec une meilleure capacité d’abstraction, tandis que les femmes seraient trop empathiques pour pouvoir commander. Leurs cerveaux sont-ils vraiment différents ? Les scientifiques, essentiellement des hommes, ont essayé pendant des siècles d’en faire la preuve, histoire de démontrer que le matriarcat n’était pas dans la nature humaine. On sait désormais qu’il n’en est rien. Mais peut-être existe-t-il dans le cerveau masculin un centre du pouvoir qui serait absent du cerveau féminin ? Attendez… vous voulez dire qu’on ne peut pas déterminer si ce cerveau est celui d’un homme ou d’une femme ? It’s individual. The brain is different from every other brain because brains reflect much more than the kind of biology of their owner.

Conclusion : ni les hormones ni l’anatomie du cerveau ne permettent de prouver que les hommes sont naturellement plus aptes que les femmes à commander.

Mais alors, comment expliquer que les garçons ont tendance à être plus entreprenants et plus autoritaires que les filles ? Les enfants perçoivent leur environnement à travers les valeurs et les attitudes qui leur sont transmises, consciemment ou non. Si garçons et filles étaient exposés aux mêmes valeurs et comportements, il est probable qu’ils se comporteraient de façon similaire. Le cerveau se forme en fonction de l’utilisation que nous en faisons. Il est particulièrement plastique et reflète notre vécu, une malléabilité qui perdure tout au long de la vie. La question du patriarcat se heurte à un problème fondamental qui nourrit un cercle vicieux. Dans une société qui croit fermement que les femmes ne savent pas commander, les filles sont moins encouragées que les garçons à suivre cette voie. Elles n’entraînent pas les structures cérébrales nécessaires et n’ont pas confiance en elles, d’où une faible proportion de femmes au pouvoir, ce qui renforce l’hypothèse selon laquelle elles ne sont pas faites pour ça.

C’est ainsi que les stéréotypes de genre deviennent des prophéties autoréalisatrices. La société et la culture jouent donc un rôle central. Alors, y a-t-il déjà eu des matriarcats dans l’histoire de l’humanité ?”

 

26 févr. 2025 #documentaire #arte

Documentaire disponible en rediffusion jusqu’au 08/10/2025 Au fil d’un road-trip aux États-Unis, où “Le deuxième sexe” trouva sa genèse, un regard inédit sur l’ouvrage pionnier de Simone de Beauvoir, nourri par les analyses de théoriciennes féministes qui en mesurent la portée et les limites. En 1949, la parution du Deuxième sexe de Simone de Beauvoir provoque une onde de choc : un plaidoyer de mille pages pour l’égalité des sexes, l’indépendance des femmes et la libération des mœurs. Pour la première fois, une femme livre une analyse inédite et mordante des mécanismes de domination masculine dans une société d’après-guerre que l’on n’appelle pas encore patriarcale. Le scandale sera immense ; le succès, planétaire. On le sait peu, mais c’est aux États-Unis, à l’occasion d’une tournée de conférences entreprise en 1947, que Simone de Beauvoir trouva l’inspiration pour écrire Le deuxième sexe. Quatre mois durant, elle observe d’un œil d’entomologiste les attitudes des jeunes filles de bonne famille, s’étonne du corsetage des New-Yorkaises, s’indigne de la soumission des femmes mariées, et découvre, sidérée, la brutalité d’un Sud ségrégationniste. “C’est étrange et c’est stimulant de découvrir soudain à 40 ans un aspect du monde qui crève les yeux et qu’on ne voyait pas”, dira l’autrice sur la genèse de son essai. “Je m’étais mise à regarder les femmes d’un œil neuf et j’allais de surprise en surprise.” Ses réflexions, notées dans un carnet, nourriront amplement l’écriture de son ouvrage. Soixante-quinze ans plus tard, comment se mesure l’impact de ses idées avant-gardistes ? Comment la phrase culte “On ne naît pas femme, on le devient” a-t-elle fait voler en éclats des siècles de domination patriarcale et poser les bases des théories les plus contemporaines, comme celles du genre et de l’écoféminisme ? Imaginé comme un voyage initiatique aux origines de la pensée de Simone de Beauvoir, le film de Nathalie Masduraud et Valérie Urrea (Alice Guy – L’inconnue du 7e art, la série H24) nous entraîne à travers les États-Unis, sur les lieux qui ont inspiré la philosophe et nourri ses théories. Une quête intime et politique qui donne corps aux écrits de la philosophe, talentueusement “interprétés” par Noémie Merlant. Et une réflexion accompagnée par de grandes penseuses féministes de notre siècle – Judith Butler, Laure Murat, Silvia Federici, Kellie Carter Jackson, Caitlin Keliiaa et Françoise Vergès –, qui analysent ici les fulgurances, mais aussi les limites et les points aveugles de cette “bible du féminisme”. Documentaire de Nathalie Masduraud et Valérie Urrea (France, 2024, 1h33mn)

 

Rediffusé jusqu’au 01/07/2026 La plupart des personnes sentent assez tôt si elles sont attirées par les femmes ou par les hommes. Mais s’agit-il d’une attirance durable ? Et si notre désir n´était pas aussi déterminé que nous le pensons ? Série documentaire scientifique (Allemagne, 2023, 25mn) #arte #bisexuel #documentaire

On Gender’s representation of Men – temporary video links -Arte Television short documentaries

14 févr. 2025

Disponible jusqu’au 27/11/2027 Où l’on revient aux origines de la virilité : lances, épées, flingues… et des pertes considérables. Et s’il était épuisant de vouloir à tout prix être un homme fort, puissant, invulnérable ? Depuis ses grands principes nés dans l’Antiquité jusqu’à la révolution féministe des années 70, l’histoire d’une virilité non seulement illusoire mais meurtrière pour les hommes. Petit manuel pop, sociologique et historique de la virilité. Mêlant éclairages d’expert.e.s, extraits d’archives et vidéos glanées sur les réseaux sociaux, une série documentaire pour mettre en lumière certaines représentations de la masculinité et enquêter sur leur déconstruction récente. Idéal aussi inaccessible que frustrant, remis en cause par les féministes, l’édifice viril se fissure. Pourtant, ses défenseurs sont plus virulents que jamais. La série VIRIL explore avec humour et recul les enjeux historiques, esthétiques, sociologiques – et passionnants – posés par la virilité et ses impasses. « Aux racines du mâle » épisode 1/3 Réalisation de Camille Juza et Matthias Vaysse Ecrit par Camille Juza et Eve Minault

 

 

15 févr. 2025

Disponible jusqu’au 27/11/2027 Quand la virilité et son idéal de puissance dérapent et génèrent des rapports de domination tous azimuts. Et si la prétendue crise de la masculinité n’était qu’une nouvelle tentative pour réaffirmer une hiérarchie entre les sexes, les femmes étant bien sûr différentes mais surtout inférieures aux hommes, et leur revendication d’égalité dangereuse. Retour sur les courants masculinistes d’hier et d’aujourd’hui et sur la violence qu’engendrent les canons virilistes de la masculinité. Petit manuel pop, sociologique et historique de la virilité. Mêlant éclairages d’expert.e.s, extraits d’archives et vidéos glanées sur les réseaux sociaux, une série documentaire pour mettre en lumière certaines représentations de la masculinité et enquêter sur leur déconstruction récente. Idéal aussi inaccessible que frustrant, remis en cause par les féministes, l’édifice viril se fissure. Pourtant, ses défenseurs sont plus virulents que jamais. La série VIRIL explore avec humour et recul les enjeux historiques, esthétiques, sociologiques – et passionnants – posés par la virilité et ses impasses. « Toxiques » épisode 2/3 Réalisation de Camille Juza et Matthias Vaysse Ecrit par Camille Juza et Eve Minault

16 févr. 2025

Disponible jusqu’au 27/11/2027 De l’entreprise à la rue, la posture virile s’infiltre partout dans la société, et plutôt pour le pire. Dans le monde du travail comme dans celui de la politique, les valeurs et les représentations viriles forgent les imaginaires et inspirent les comportements, recomposant encore et encore des discours de domination, voire racistes. Est-on enfin prêt à se libérer de la virilité ? Petit manuel pop, sociologique et historique de la virilité. Mêlant éclairages d’expert.e.s, extraits d’archives et vidéos glanées sur les réseaux sociaux, une série documentaire pour mettre en lumière certaines représentations de la masculinité et enquêter sur leur déconstruction récente. Idéal aussi inaccessible que frustrant, remis en cause par les féministes, l’édifice viril se fissure. Pourtant, ses défenseurs sont plus virulents que jamais. La série VIRIL explore avec humour et recul les enjeux historiques, esthétiques, sociologiques – et passionnants – posés par la virilité et ses impasses. « Mâle Party » épisode 3/3 Réalisation de Camille Juza et Matthias Vaysse Ecrit par Camille Juza et Eve Minault

 

 

 

 

Documentaire disponible jusqu’au 27/11/2027 Idéal aussi inaccessible que frustrant, remis en cause par les féministes, l’édifice viril se fissure. Pourtant, ses défenseurs sont plus virulents que jamais. La série VIRIL explore avec humour et recul les enjeux historiques, esthétiques, sociologiques – et passionnants – posés par la virilité et ses impasses. 00:00 Aux racines du mâle 16:43 Toxiques 36:09 Mâle party Épisode 1 : AUX RACINES DU MÂLE Et s’il était épuisant de vouloir à tout prix être un homme fort, puissant, invulnérable ? Depuis ses grands principes nés dans l’Antiquité jusqu’à la révolution féministe des années 70, l’histoire d’une virilité non seulement impossible à atteindre mais meurtrière pour les hommes. Épisode 2 : TOXIQUES Et si la prétendue crise de la masculinité n’était qu’une nouvelle tentative pour réaffirmer une hiérarchie entre les sexes, les femmes étant jugées différentes mais surtout inférieures aux hommes, et leur revendication d’égalité dangereuse ? Retour sur les courants masculinistes d’hier et d’aujourd’hui et sur la violence qu’engendrent les canons virilistes. Épisode 3 : MÂLE PARTY Dans le monde du travail comme dans celui de la politique, les valeurs et les représentations viriles forgent les imaginaires et inspirent les comportements, recomposant encore et encore des discours de domination. Est-on enfin prêt à se libérer de la virilité ? Une série documentaire écrite par Camille Juza & Eve Minault Réalisation : Matthias Vaysse & Camille Juza (France, 2024, 3×20’) #virilité #documentaire #arte

« Your body, my choice » : ce slogan choc de l’influenceur d’extrême droite Nick Fuentes, devenu viral après la victoire de Donald Trump, jette une lumière crue sur le masculinisme. Retour sur cette montée inquiétante d’un antiféminisme aux ambitions politiques assumées.  Avec son slogan provocateur « Your body, my choice », « Votre corps, mon choix », l’influenceur américain Nick Fuentes menace directement les femmes. Sa vidéo, rapidement devenue virale, s’inscrit dans une idéologie masculiniste. Ce mouvement, visant la domination masculine, trouve dans les réseaux sociaux une caisse de résonance politique aussi puissante que terrifiante. La journaliste Pauline Ferrari, spécialiste des questions de genre, décrypte comment cette séquence reprend tous les codes des vidéos masculinistes. Mélissa Blais, sociologue et historienne spécialiste du masculinisme, analyse l’écosystème de ces contenus antiféministes. #Masculinistes #Réseaux #Politique Crédits : AFP/ROBERTO SCHMIDT GETTY IMAGES//PROBAL RASHID /SOPA IMAGES INSTITUT FOR STRATEGIC DIALOGUE NICK FUENTES /AMERICA FIRST FOUNDATION SCREENOCEAN/REUTERS SIPA PRESS/HEATHER KHALIFA/AP 00:57 Les positions masculinistes de Nick Fuentes 5:00 Une mise en scène professionnelle 7:03 La manosphère sur les réseaux sociaux Magazine présenté par Sonia Devillers (France, 2024, 11mn) – Production : Arte France Développement

Le Haut conseil à l’égalité entre les hommes et les femmes (HCE) a publié le 20 janvier son rapport 2025 dans lequel il constate une “polarisation” croissante entre les genres chez les jeunes, marquée par “des femmes plus féministes et des hommes plus masculinistes”. Pourquoi le fossé entre les genres grandit-il depuis 2 ou 3 ans ? On en débat avec Victoire Tuaillon, autrice et journaliste féministe, Perrine Simon-Nahum, philosophe et Mathieu Slama, essayiste. #Sexisme #Masculinisme #Féminisme 28 Minutes est le magazine d’actualité d’ARTE, présenté par Élisabeth Quin du lundi au jeudi, à 20h05. Renaud Dély est aux commandes de l’émission le vendredi et le samedi. Retrouvez toutes les informations sur notre site : http://www.arte.tv/28minutes.

Retranscription (FR)

Féminisme contre masculinisme : la jeunesse française est-elle en train de se déchirer ?

Le rapport annuel du Haut Conseil à l’égalité entre les femmes et les hommes alerte sur une polarisation croissante entre les sexes. D’un côté, 94 % des femmes de 15 à 24 ans interrogées et 86 % des 25 à 34 ans considèrent qu’il est difficile d’être une femme.

“Ce qui devient de plus en plus dur, c’est quand quelqu’un nous aborde dans la rue et même quand on dit juste non, il faut toujours débattre.”

Dans le même temps, 44 % des hommes de 15 à 24 ans et 45 % des 25 à 34 ans estiment, comme dans les études précédentes, qu’ils ont la vie dure.

“Avant, c’était plus facile, mais ce n’était pas la même société, ça change.”

Depuis le mouvement #MeToo ou encore le récent procès de Mazan, le Haut Conseil à l’égalité constate chez les hommes une vraie prise de conscience sur les violences sexistes. Pour autant, 42 % des hommes interrogés estiment qu’on s’acharne sur eux.

“Il y a une forme de frustration qui s’installe chez celui à qui on a toujours dit que le patriarcat était quelque chose de normal. Quelque part, ils sont un peu perdus.”

Certains basculent dans des discours radicaux sur les réseaux sociaux, un phénomène mondial, de la Corée du Sud aux États-Unis, où des partisans de Donald Trump détournent des slogans féministes comme “Mon corps, mon choix”.

Pourquoi tant de haine et d’incompréhension ?

Comment expliquer le fossé entre jeunes hommes et jeunes femmes ayant grandi avec le mouvement #MeToo ? Trois invités débattent :

  • Victoire Tuaillon, autrice et journaliste féministe, créatrice du podcast Les couilles sur la table et de la newsletter Renverser la table :

“Si la jeunesse est polarisée, c’est parce que les jeunes garçons sont abreuvés de propagande masculiniste. Certains adhèrent à ce discours car c’est le seul auquel ils sont exposés. Le discours antisexiste est trop peu présent à l’école et dans les médias.”

  • Périne Simon-Nahum, philosophe et professeure à l’ENS :

“L’antagonisme hommes-femmes est entretenu par certains discours politiques qui instaurent un climat de division au lieu de favoriser un dialogue intersexe.”

  • Mathieu Slama, essayiste :

“La montée du discours masculiniste est à mettre en parallèle avec la montée de l’extrême droite. Les deux partagent un imaginaire viriliste où la femme est cantonnée à un certain rôle, et où la masculinité serait menacée.”

Un fossé grandissant dans les choix politiques

Le gender gap dans le vote se creuse. Une étude du Financial Times (janvier 2024) montre que les jeunes femmes ont des idées plus progressistes (immigration, écologie, égalité des sexes), tandis que les jeunes hommes sont plus conservateurs, attirés par la droite et l’extrême droite.

  • Corée du Sud (2022) : Le président antiféministe a recueilli près de 60 % des voix des hommes de 20 ans, tandis que 58 % des femmes ont voté pour son adversaire.
  • Pologne : La moitié des hommes de 18 à 21 ans ont soutenu la droite conservatrice.

Le débat est loin d’être clos, et l’avenir de cette polarisation intergénérationnelle reste incertain.

 

 

 

Disponible jusqu’au 03/06/2025 En Europe, l’extrême droite s’installe progressivement dans le paysage politique. Mais derrière une façade de plus en plus lisse se cache une idéologie demeurée fondamentalement raciste et violente. Une enquête implacable au sein d’un écosystème de la haine. Les élections européennes de 2024 ont confirmé qu’une vague brune déferle sur l’Europe : 31 % pour le Rassemblement national (RN), 15,9 % pour l’Alternative für Deutschland (AfD), 14,5 % pour le Vlaams Belang belge… Derrière des façades plus souriantes et policées qu’autrefois, et la respectabilité proclamée par leurs têtes d’affiche Marine Le Pen, Alice Weidel et Tom Van Grieken, ces partis restent liés à une idéologie violente, profondément xénophobe et raciste, inspirée des théories suprémacistes du nazisme ou du Ku Klux Klan. C’est à partir de 2015, lorsque, en pleine guerre civile syrienne, Angela Merkel décide d’accueillir 1 million de personnes en Allemagne, que l’AfD conquiert de nombreux Länder en ex-RDA, avant une percée électorale historique en 2023 en Bavière et en Hesse. Au sein de sa branche la plus nationaliste, Der Flügel, Björn Höcke, leader du parti en Thuringe, assume sa proximité avec le mouvement islamophobe Pegida. En Belgique, la popularité du parti flamand Vlaams Belang croît fortement, tandis qu’il reçoit publiquement l’écrivain Renaud Camus pour présenter sa théorie du “grand remplacement”. En France, après s’être hissé deux fois d’affilée au second tour de l’élection présidentielle, le RN a fait entrer 143 députés à l’Assemblée nationale lors des législatives anticipées de 2024. Mais s’il apparaît de plus en plus normalisé dans le champ politique français, ses liens avérés avec les extrémistes les plus violents, pour être de moins en moins rappelés, font pourtant peu de doute. Les paroles et les actes À Lyon, des groupuscules issus de la mouvance nationaliste révolutionnaire, tels le GUD ou Lyon populaire, s’affichent dans les rues et s’en prennent aux élus, aux militants et aux minorités. Alerté par l’inquiétude manifestée dans les services de renseignement à l’égard d’organisations de ce type, le réalisateur Christophe Cotteret (13 novembre 2015 – Anatomie d’une instruction) enquête en France, en Allemagne et en Belgique avec le concours d’historiens, de journalistes et de “repentis”, et démontre la porosité entre l’extrême droite électorale et celle qui applique déjà son programme par la violence de rue. Des bureaux des partis aux syndicats étudiants, cet écosystème nationaliste justifie son racisme par le mythe du “grand remplacement ” et prône la “remigration”, soit la déportation massive des étrangers extraeuropéens. Confrontant à leurs dires et à leurs actes passés certains des propagateurs de ces idées haineuses – comme le leader de Lyon populaire Eliot Bertin, l’influenceur identitaire Martin Sellner ou encore l’ancien président de l’eurogroupe Identité et Démocratie Gerolf Annemans –, ce documentaire montre en parallèle comment certaines des victimes de cette violence politique – à l’origine de la mort de Clément Méric, en 2013 – s’organisent pour la faire reculer. Un rappel aussi salutaire que glaçant des objectifs réels de l’extrême droite en Europe, à travers son projet essentialiste et inégalitaire. Documentaire de Christophe Cotteret (France/Belgique, 2024, 1h21mn) #politique #documentaire #arte

Women’s Right in EUrope – Arte television documentary

Womens’right in Europe today- Arte television documentary – 11 minutes

Disponible jusqu’au 06/04/2025 Cette année, la journée internationale des droits des femmes permet de mettre en lumière les progrès réalisés en matière d’égalité entre femmes et hommes en Europe : accès à l’emploi, rémunération, rôle de la femme dans la société… C’est un fait : dans le monde, le continent européen est l’un des plus avancés sur la question. Pourtant, l’UE fait aussi face à une offensive conservatrice, qui s’oppose aux “idéologies de genre” pour défendre la place de la famille traditionnelle. Un “backlash” ou retour de bâton qui se manifeste aussi bien dans les politiques mises en oeuvre par les gouvernements, que dans l’apparition de contenus masculinistes en ligne. #droitsdesfemmes #reportage #arte

Some French links (short videos) on Gender equality – meant for teenagers

Video of the French Département de la Gironde (Bordeaux region) promoting “gender equality and mixity”

Short video of the French National Statistical organisation with some figure on gender equality

Women and Men throughout the world…

https://youtu.be/sqex91xUNuU?feature=shared

L’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes | Web série droit du travail – Ministère du travail – mars 2024.

La situation des femmes sur le marché du travail est plus fragile que celle des hommes. Elles occupent plus souvent que les hommes des emplois à temps partiel ou des emplois à bas salaire, et quand elles parviennent à accéder des professions mieux rémunérées, les femmes continuent à se heurter parfois à des rémunérations inférieures à celles des hommes. Dans cet épisode, Honorine Hautin aborde les règles visant à atteindre l’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes.

7 mars 2025

Demain, 8 mars, journée internationale des droits des femmes, et comme chaque année, une grande manifestation est prévue. Son succès grandissant attire des collectifs qui pourtant ne seraient pas les bienvenus ? Retrouvez « En toute subjectivité » avec Anne-Cécile Mailfert sur https://www.radiofrance.fr/franceinte…

#onsaitcommentcasetermine : raising awareness about discrimination and gender-based violence through experiential storytelling

In January 2023, the French High Council for Gender Equality celebrated its 10th anniversary by launching a week-long national campaign against sexism and gender discrimination, as well as publishing its annual report. The latter notes ongoing inequalities against women, as well as persistent sexism in all spheres of French society, despite progress in women’s rights in France and tireless efforts to achieve gender equality. The report highlights, among other things, the banalization of everyday sexism, including the perpetuation of stereotypes and an increase in cases of gender-based violence, and urges the need for education, awareness-raising and the implementation of policies to ensure better living conditions and opportunities for women.

On this occasion, the French High Council for Equality requested the production of an experiential website,On sait comment ça se termine” (“We know how it ends”), which depicts how sexism and violence can intersect in different areas of daily life, take different forms and quickly escalate or remain dormant to threaten a person’s well-being, also known as the “continuum of violence“. Theorized by Liz Kelly (1987) in her article “The Continuum of Sexual Violence,” the concept of the “continuum of sexual violence” aims to frame how all women experience some forms of violence based solely on their gender, from the most frequent but still unfair and unjust behaviors or speech that are normalized to the most infamous manifestations of sexual violence. In other words :

 

“Using the concept of a continuum highlights the fact that all women experience sexual violence at some point in their lives. It enables the linking of the more common, everyday abuses women experience with the less common experiences labelled as crimes. It is through this connection that women are able to locate their own particular experiences as being examples of sexual violence.” (Kelly, 1987, p. 59)

The “continuum”, far from implying any kind of hierarchy between forms of violence, is a way of illustrating the spectrum of gender-based violence. In fact, this author adds to this definition that “all forms of sexual violence are serious and have an impact: the ‘more or less’ aspect of the continuum refers only to incidence” (Kelly, 1987, p. 49).

The fictional immersive story “On sait comment ça se termine” (“We know how it ends”) illustrates this continuum well. By following Lucie, a young housewife who wants to return to work, through 5 sequences, the auditor can approach different manifestations of violence, be it intimate partner violence (control and surveillance of Lucie’s day at a distance by phone; threats), professional inequalities related to her gender (not being recruited because she is a “young mother”), or sexual harassment in the street. Witnessing all these events at Lucie’s side, through well-designed audio-visual settings and challenging storytelling, may allow viewers to put themselves in her shoes, perhaps calling for a sense of compassion and empathy. This project offers some insightful ways in which stories can be used to combat inequality and discrimination.

References :

  • Cheese NAAN; Fives, C. & extra l’agence. (n.d.). On sait comment ça se termine. https://onsaitcommentcasetermine.fr/
  • HCE. (2023, 23 janvier). Rapport annuel 2023 sur l’état des lieux du sexisme en France. https://www.haut-conseil-egalite.gouv.fr/IMG/pdf/hce_-_rapport_annuel_2023_etat_du_sexisme_en_france.pdf
  • Kelly, L. (1987). The Continuum of Sexual Violence. In: Hanmer, J., Maynard, M. (eds) Women, Violence and Social Control. Explorations in Sociology. Palgrave Macmillan, London. https://doi.org/10.1007/978-1-349-18592-4_4

Celebrating Human Rights on this 17th of May

Since 1990 and the removal of homosexuality from the list of mental illnesses of the World Health Organization (WHO), May 17 has been a date to remember and reaffirm the human rights of LGBTI people and to fight against discrimination based on gender, be it homophobia, transphobia, biphobia… On this day, international and national institutions dedicated themselves to informing and communicating on the current situation regarding the respect of human rights for LGBTI people, such as the Council of Europe, which offers a state of the art on what has been done and what remains to be addressed. In France, several schools shared today the informative website of the Ministry of Education and Youth, highlighting the importance of continuing to raise young people’s awareness of gender issues and discrimination. This day is also a time to discuss how to create a more inclusive and respectful environment in school and beyond, as human rights are a concern for all of us and should be protected.

What are we doing right now? And why we need you!

Hello to our new coming readers 🙂 

Being part of an EU project means we need to go through different steps.

You are welcome to send us some ideas, commentaries or anything useful on our research, especially if you are from any of these countries(Italy, Spain, Latvia, Finland, Slovenia, Poland, Cyprus, Germany, France, Ireland)and run into any kind of information, advertising, or language issues implicating gender representations in any way. 

Our current task is: to produce a report on Institutional & Social Actors existing strategies and remediation recommendations. And in order to do this,  to do an inventory of social / institutional / organizational / government / educational actions to counter extremist narratives with a focus on gender (as such we focus on gender discrimination) in the last 10 years (2012-2022). This inventory is due to April 2024.

Its aim is to collect and analyze the strategies of social actors through institutional / organizational / government / educational documents focusing on gender discrimination as defined by the EU. All countries are concerned, but we have a predefined focus on France, Italy, Spain, Latvia and Finland.

This inventory is based on the question :
What measures have European countries taken, at a national and/or international level, to tackle gender discrimination in the last ten years (2012-2022) ?

 

The aim is to have an overview of the situation in each country regarding our topic. In this regard, we are looking for National strategic plans; commissions that would have been created; ONG/Organization/Association actions; communications (national / in the media / booklets / posters in the streets for example…); educational actions (Rectorate directives, pedagogical plans, workshops, mediation and prevention actions, guidelines…) and so on that would have been implemented in these last ten years (2012 -2022).

Following this report, the second step is to send surveys to educational partners to test the effectiveness of these actions and to propose remediation recommendations. This is the second subtask. As the name suggests, the purpose is to evaluate the effectiveness and performativity of resistance strategies through surveys in educational institutions (still with a focus on France, Italy, Spain and Latvia). Examples of Research Questions could be :

RQ : How have the educational institutions implemented these directives to tackle gender discrimination ? Are these measures effective ? What are the strategies that could be adopted to strengthen gender equality and to counter gender discrimination?

Accordingly, we are looking for educational partners who could answer our surveys. The analysis of these surveys would lead to first remediation recommendations

Meet our team : Louise Burté – PhD Student

Dear readers,  

A warm welcome to our research notebook. I am pleased to share with you our actions and reflections that we are carrying out for WP5 of the ARENAS project. To provide some context as to who and how, let me briefly introduce myself. 

I have always been interested in issues of injustice and violence, but above all in finding ways out of unfair and/or conflictual situations through communication and mediation. Part of this involves understanding such phenomena less from an individual perspective (personal beliefs, opinions and state of mind) than from a collective level (legal frameworks, socio-political environment, historical context, cultural characteristics, systemic climate that favors unfair treatment and hostility…). In other words, how inequalities and violence are conditioned by the past and present environments of individuals. 

My previous research projects have focused on detecting and understanding forms of cyberviolence that are non-explicit, hidden, and embedded in a specific context with an interdisciplinary approach, using theoretical and methodological tools from linguistics and sociology. As such, I explore concepts such as cyberviolence, online incivility, hate speech (either explicit or hidden (Baider & Constantinou, 2019)), microaggressions (Sue et al., 2007), and so on. During my explorations of online platforms, I also encountered communities that could be considered extremist. Among others, the manosphere (incel, MGTOW…) (Ging, 2019) attracts my curiosity, as I want to understand the mechanisms and thought processes that underpin these manifestations of hatred, not only towards others but also towards oneself, rooted in a singular conception of gender and world order. In brief : why and how is gender created as a central problematic, simultaneously rejected and protected, and instrumentalized in a rhetorical and supposedly logical argumentation that would legitimize extreme discourse and ideology? And what are the strategies to overcome this and to achieve more peaceful interactions?  

As a firm believer that positive changes are possible and that we could make this world a better place with a deeper insight and expansion of knowledge, I dedicated myself to finding solutions through research by pursuing a PhD. Joining the WP5 of the ARENAS project was the opportunity to carry out this project. As such, my thesis focuses on mediation and remediation strategies to counter extremist gender narratives, more specifically in the field of education, with a comparative approach between European countries. Part of my work involves defining and understanding (extremist) gender narratives, evaluating existing strategies to counter gender discrimination, conducting surveys to identify brakes and levers to counter extremist narratives in education, and the preparation of fieldwork with young audiences. Peace and equality are therefore central elements I’d like to explore in my research. I would like to invite audiences to return to core positive human values such as empathy, solidarity, respect and acceptance. This implies not only finding adequate mediation strategies and effective counter-narratives, but also taking into account the intertwined influence of symbols, archetypes, contextual and cultural specificities that lie beneath gender narratives. 

Until next time, I’d like to thank you for your interest and wish you an insightful exploration of our blog. 

Louise Burté 

References :  

  • Baider, F., & Constantinou, M. (2019). Discours de haine dissimulée, discours alternatifs et contre-discours. Définition, pratiques et propositions. Semen. Revue de sémio-linguistique des textes et discours, (47).  
  • Ging, D. (2019). Alphas, betas, and incels: Theorizing the masculinities of the manosphere. Men and masculinities, 22(4), 638-657. 
  • Sue, D. W., Capodilupo, C. M., Torino, G. C., Bucceri, J. M., Holder, A., Nadal, K. L., & Esquilin, M. (2007). Racial microaggressions in everyday life: implications for clinical practice. American psychologist, 62(4), 271.  

Seeking gender equality through language : European Parliament’s Guideline for a Gender-Neutral language

As a core aspect of our sociality, language is the way we make sense of the world through words. The question of representation is therefore crucial: How do we represent our experience? What words do we choose to faithfully present and represent our environment? What are the implications of these choices? These reflections also concern gender and its richness. In 2008, the European Parliament undertook to seek gender equality through language by adopting a guideline on gender-neutral language in the institution. Ten years later, the European Parliament reaffirmed its commitment by publishing a second version of this guideline. As the first of its kind, at least by an international institution, this guideline offers practical strategies for implementing a language that is neutral and thus more inclusive and equal. The generic use of the masculine gender, the names of professions and functions, and the use of titles are among the issues addressed in this guide.

 

Louise Burté ~ 11.12.2023

Boys Boys Boys : journeys through masculinities and gender stereotypes

In 2021, ARTE France, Melting Productions and Take Five released a series of short videos, Boys Boys Boys, featuring testimonials from men who have been confronted with the weight of masculine models and stereotypes and how they have freed themselves from them. Friendship, gender identities, sexuality, parenting, romantic relationships, self-acceptance, vulnerability, and respect are among the topics addressed in these videos. In addition to being touching and enlightening, these videos allow us to reflect not only on the impact of sometimes well-identified gender narratives from a male perspective, but also on how they affect all of our environments and social relationships, be they professional, familial, romantic, or friendly. They revealed current reflections on what it means to be a man, what masculinity could be, and above all, that these models are far from rigid, even if they are traditionally presented as such.

Link : https://www.youtube.com/watch?v=lA6guGg9nTk

These videos are freely available (unfortunately only for now) in French and German both on Youtube and ARTE.tv . Because these testimonies can be valuable to everyone, here are brief descriptions of their contents:

Arthur: Friendship and masculinities
Arthur recalls some of his childhood memories and how he felt fulfilled growing up as part of a group of male friends, growing up surrounded by people with whom he could share all the experiences unique to that period of life, until his closest friend exhibited toxic behavior and abused several of his female friends. Arthur initially tried to help him let go of these patterns, start therapy, and adopt a new attitude, but he painfully realized that his friend wasn’t sustaining his efforts, and that his whole group seemed to be gradually forgetting his past mistakes. He decided to leave. This experience led him to reflect on his own behavior and whether he needed to work on himself since he grew up with them.

Tristan : Becoming a dad
Tristan shares his journey through fatherhood and especially how to be a father and a partner. He compares the birth of his first child, when they were in France, and the birth of his second, this time in Norway. While in France, the parental leave for the father was only 11 days, which led Tristan to invest more in being a supportive partner than a father, the quasi-equal parental leave provided in Norway allows him to discover a different aspect of parenthood and to feel more engaged in family life. He admits to feeling grateful to his partner for pushing him to take the same amount of parental leave and decided to share his experience on a blog. Unfortunately, he faced strong reactions that attacked both his identity as a man and as a father. He concludes that courage is taking two months of parental leave and not succumbing to social prejudices.

Florian : Exploring non-traditional sexuality
Florian talks about his journey to find a fulfilling sexuality, how he learned to let go of the stereotypes surrounding it and to follow his desire.

Werner : Learning to be vulnerable (again)
Werner shares how he gradually suppressed his emotions as he began a family life, accepting the status of “head of the family” and breadwinner. Because of the traditional view of the family, he forbids himself from expressing any kind of vulnerability, believing that his role is to be “strong”. After the divorce, Werner begins a journey to learn to be vulnerable again and to express his emotions. He then forgives himself for not respecting himself during those years. For him, “opening the heart is the greatest work of the masculine, it’s welcoming the feminine and giving it wholeness and equality with the mind and the gut”.

Dean : Being accepted and respected as a trans man
Dean recounts a traumatic experience when someone asked him to “prove his manhood”. This moment not only left him feeling humiliated and insecure, but also had a profound impact on his sense of identity, self-acceptance, and relationship with his own body. In the end, Dean announces that his intimacy will remain protected and that he is determined to stop responding to such intrusive requests.

Matti : Finding his identity as a gay man outside and inside his community
Matti tells of his first romantic experiences with other men, how they helped him to feel free and explore his sexuality, until his romantic partner began to question and criticize the way he behaved, the way he dressed, the way he expressed himself as a gay man. Feeling limited, Matti “escaped” from this rigid view of homosexuality and felt determined to continue expressing himself freely, far from some of the stereotypes that still circulate in his community.

Faruk : The weight of racism and gender stereotypes
Faruk recalls how his search for love and romantic interests pushed him to adopt the stereotype of the “Turkish man,” thinking it would make him more attractive. Over time, Faruk felt more and more pressure to “perform” this identity and lost touch with himself. Eventually, this led him to feel overwhelmed and lost. What this experience has taught him is not only to accept himself as he is, but also to acknowledge his experience as a victim of racism.

Erwan : Seeking respectful and consensual birth control
Erwan addresses the still underexplored issue of male birth control methods and his struggles to find a solution that would be both safe and respectful to both partners.

Arthur: Drag and the Richness of Identity
Arthur explains how he gradually explored the richness of his identity through drag, the sense of freedom the experience gave him, and how he learned to navigate the gender spectrum. He concludes that he has no need to define himself, and that he simply has to accept being himself, no matter what form of expression he might use.

Gaëtan : Being a man and a feminist
Gaëtan raised the question: “What does it mean to be a man and a feminist?”. His research led him to reflect on his behavior towards women. His desire to delve into these issues led him to organize meetings with other men to discuss and debate masculinity, stereotypes, sexuality and how to acquire gender awareness on a daily basis.

                                                             Louise Burté